LA PAROLE EST A VOUS

C'est qui, l'invité mystère ?

23 mai 2017

 

Eh oui, c'est qui cet invité mystère ?

Cette invitée mystère ?

Eh bien on ne sait pas, mais si vous voulez gagner le cadeau de vos rêves, il faudra être le plus futé !

Pour vous aider dans vos recherches, un premier indice dans Le Pays Malouin du 25 mai,  puis un second, toujours dans Le pays Malouinle 1er juin cette fois. Et comme on est bien gentils, on vous en donne un troisième chez nos libraires partenaires, le Porte-Plume et l'Etagère, le 6 juin ... Mais vous n'en croyez pas vos oreilles, il y en aura un quatrième à la Passerelle le 11 juin ! Malheureusement, si l'un d'entre vous découvre le pot aux roses avant, fin du concours, il a gagné ! C'est comme à Koh Lanta, il n'en restera qu'un !

Si vous avez découvert qui nous rendra visite le 29 juin, précipitez-vous dans l'onglet Contact, donnez votre nom et la solution : le cachet de l'heure fera foi !

C'est fini le 15 juin à minuit.

Le lendemain, vous découvrirez le visage de l'invité mystère sur les grands écrans de la Passerelle.

Bonne chance à tous, et vive la littérature !

Quand les Oscars prennent de la hauteur ...

1er mars 2016

 

Léo, c'est Jack Dawson, et tous les personnages qui ont suivi et dont il a endossé la peau. Un bon comédien, mais il y en a d'autres qui crèvent l'écran ... Pour la sixième fois nommé aux Oscars, Léo, cette fois, est sacré meilleur acteur pour le rôle du trappeur Hugh Glass, dans le film d'Alejandro Gonzalez Inarritu, The revenant, partiellement adapté du roman éponyme de Michael Punke. Le film se déroule dans une Amérique profondément sauvage, le territoire septentrional de la Louisiane, aujourd'hui Dakota du nord et du sud. L'histoire s'inspire de la réalité, mais en dépit d'une performance d'acteur au sommet de son art, ce n'est pas de cela que parle Léo, quand il monte sur la scène du Dolby Theatre à Los Angeles. Comme chacun, il remercie ceux qui l'ont distingué et félicite les nominés. Mais aussitôt, il dit combien ils ont dû aller loin pour trouver de la neige, et nous rappelle l'urgence : la survie de notre planète, qui se réchauffe à vue d'oeil, la survie de nos enfants, nés ou à naître, à qui nous devons laisser un jour le monde. Le message ne dure pas : loin de la logorrhée habituelle, il est bref, et il a d'autant plus d'impact. Léo n'est pas venu recevoir des louanges, et même si cet Oscar lui fait sincèrement plaisir, ce n'est pas pour lui l'essentiel.

Bravo Monsieur Di Caprio pour l'élévation de votre âme : cette fois, oui, la statuette est belle entre vos mains.

 

Les innocentes

21 février 2016

 

Nous sommes en décembre 1945, dans un couvent de Pologne à l'écart des vivants.

Après les persécutions allemandes, les troupes soviétiques sont passées, et les traces de leur passage, pour rester cachées, n'en sont pas moins dramatiques, comme l'indiquent ces cris de souffrance trouant la prière matinale. Une soeur accouche en secret ! Une autre ira chercher un médecin français au dispensaire de la Croix-Rouge, et voilà que l'histoire commence avec le médecin Mathilde Beaulieu, incarnée à l'écran par Lou de Laâge. En fait, 25 soeurs ont été engrossées par les soldats soviétiques, et les nouveaux-nés demandent à naître. Entre le médecin pragmatique et athée et la communauté religieuse, entre la maternité et la loi de Dieu, incarnée par la Mère Supérieure ( Agata Kulesza ) entre la foi et le sens de la vie, s'engage une lutte difficile, désespérée parfois, au terme de laquelle l'humanité triomphera. L'ascèse est collective, difficile, portée par le jeune médecin et une religieuse qui, au fil de l'oeuvre, refusera cette loi du silence meurtrière pour sauver une vaine idée de l'honneur. Le duo que forment Mathilde, aidée par le docteur Samuel ( Vincent Macaigne ) et la lumineuse soeur Maria, superbement interprétée par Agata Buzek, viendra à bout d'un ordre figé qui va à l'encontre de la vie. Ce n'est pas pour rien que les derniers mots sont dits par une des soeurs devenue mère " Je veux vivre ", devenue femme par-delà la violence faite à son corps et à sa chair.

Un film très beau réalisé par Anne Fontaine dans de sublimes paysages de neige, qui donnent à ce huis-clos terrifiant une dimension spirituelle rarement atteinte. A ne pas manquer.

Fleur Pellerin ou l'inélégance d'un président

13 février 2016

On pouvait n'être pas sur la ligne de Fleur Pellerin, ministre de la Culture.

Cependant, lorsque c'est le mérite qui porte l'ascension sociale d'une petite fille sans autre horizon  qu'un bidonville, lorsque c'est la bonté de parents adoptifs plus que modestes qui lui permet de faire des études, lorsqu' elle tient la dragée haute au destin qui veut lui faire plier l'échine, lorsqu'enfin elle devient, en gravissant courageusement les échelons de l'existence, Ministre de la Culture, on regrette la goujaterie des " avec dents " de ce monde, et l'on se dit que Don salluste n'est pas mort. Espérons qu'un Ruy Blas des temps modernes se lèvera pour leur jeter à la face : Bon appétit messieurs !

Jean-Baptiste Poquelin fait le détour par Dol de B.

4 février 2016

Belle initiative de la Culture à Dol : après William Shakespeare, c'est Jean-Baptiste Poquelin, alias Molière, qui sera la star du pays breton. A n'en pas douter, un moment d'exception qui ramène dans la lumière un très grand du Grand Siècle. Du pur bonheur !

Robert Surcouf et Alain Roman à guichets fermés

23 janvier 2016

Le pont du navire était plein à craquer, les écoutilles obstruées,  les haubans vibraient de tous côtés, on tentait de pousser les gens vers la soute, et un beau remue-ménage sévissait avant de lever l'ancre ... L'équipage s'affolait un peu, voyant le vaisseau craquer de toutes parts ... Mais non ... Ce fut un beau voyage qui fit peut-être oublier à certains l'inconfort de leur posture. On accosta sans dommage à la Grande Passerelle, autre navire de la nuit malouine,  après une balade riche et divertissante qui nous fit traverser allègrement les siècles et les mers du monde ... On espère que tous les voyageurs sont rentrés à bon port, avec dans le coeur quelques bons souvenirs ...

A bientôt pour une nouvelle croisière avec l'Encre Malouine ...

La Médiathèque vous informe ...

17 janvier 2016

Vous viendrez écouter Alain Roman jeudi 21 janvier à la Grande Passerelle ?

Sophie Bochereau et Yves Bouvet vous proposent une table thématique autour de l'oeuvre d'Alain Roman, pour vous familiariser avec l'auteur. Ils seront là pour vous guider dans votre recherche, et mettront à votre disposition l'ensemble de leurs ouvrages autour de cette rencontre.

Le malouin de l'année !

16 décembre 2015

 

Je vote pour Marie-Claire Jambon, une femme de bien. 

Merci au Pays Malouin de me faire l'honneur d'appartenir à cette sélection. Merci à cette ville et à ses habitants d'avoir concrétisé un rêve vieux de 40 ans, et de m'avoir accueillie avec tant de gentillesse. Saint-Malo est la plus belle ville du monde, les gens qui vivent là sont des amours .... 

Yahia Belaskri, musulman, juif, chrétien, homme

1er décembre

Publié dans L'Humanité vendredi 20 novembre 2015 :


Parce que je suis un Homme
Oui, parce que je suis un homme, je suis de tous les Hommes. Parce que je suis de tous les hommes, une part de moi est partie avec les victimes de Paris, femmes et hommes à qui vous avez arraché la vie, traitreusement, hideusement. 
Si la mort d’un seul homme est un scandale, les morts de Paris sont une offense à tous les Dieux car il s’agit d’eux, notamment le Dieu que vous invoquez dans votre « nouvelle » religion, celle mortifère qui promet le paradis à ceux qui répudient la vie. Or la vie est un miracle, le seul miracle. Vous y portez le fer et la terreur. Je n’ai pas de kalachnikov mais j’ai les mots. J’écrirai les noms de celles et ceux qui ont été fauchés par vos balles, à commencer par Nick, Stéphane, Jean-Jacques, Hoda, Kheireddine, Chloé, Elodie, Maxime, Macathéo Ludovic, Nicolas, Anne, Asta et tous les autres. Je n’écrirai pas vos noms car ils sont porteurs de terreur et d’obscurité. 
Votre croyance, étriquée et d’une ignorance crasse, est porteuse d’obscénité et de lâcheté car elle vous commande de frapper sans distinction tous ceux qui ne vous ressemblent pas. Et nous sommes nombreux à ne pas vous ressembler, à commencer par le musulman que je suis. C’est bien parce que je suis de l’islam que je ne reconnais pas vos commandements et vos injonctions. Plus que cela : je vous exècre et vous abhorre, je vous conteste et vous rejette. Je vous répudie à jamais, vous n’êtes pas les miens et ne le serez jamais. Vous n’êtes pas les miens et ne le serez jamais car vous semez le chagrin et la désolation et moi on m’a appris l’amour car, pour reprendre les mots de Malek Haddad, « Moi/ La haine me choque/Comme une vulgarité/ Je suis d’abord un amoureux… » Amoureux de la vie et du monde, nourri aux seins d’une mère musulmane, aimante et douce, aux conseils d’un père, musulman, qui s’est fait dans la douleur et les privations mais qui a gardé intacts sa foi en sa religion et en l’Homme.
Vous répandez les tourments sur tous les sols que vous arpentez : l’Irak et la Syrie, terres plusieurs fois meurtries, aujourd’hui ensanglantées et détruites. Elles renaîtront ces terres grâce à leurs enfants qui vous repousseront. Vendredi 13 novembre, vous avez jeté l’émoi dans Paris, ville de tous les possibles, à commencer par la joie de vivre. Mais Paris brillera toujours, ne vous en déplaise.
Et moi parce que je suis un homme et que je suis musulman, je suis juif, je suis chrétien. 


Yahia Belaskri

José Carlos Somoza est l'invité de l'Encre Malouine

19 novembre 2015

 

L'auteur de Clara et la pénombre, hôte de la cité corsaire pour deux jours !

Beaucoup d'émotion autour de cette rencontre inattendue, qui permettra aux fans de l'écrivain espagnol de voir en chair et en os celui dont l'écriture les a envoûtés. 

La librairie Le Porte-Plume l'accueillera à 11h le 19 novembre, avant la grande soirée à la Médiathèque.

Vous pouvez également participer au dîner qui suivra en réservant votre place dans l'onglet Evénements.

Bonne plongée dans l'univers somozien, et à bientôt pour cette rencontre inédite. 

 

31 août 1867

31 août 2015

 

Le 31 août 1867 disparaissait l'auteur des Fleurs du Mal, poète d'exception dont Eluard disait :

J'ai tout appris de Baudelaire. 

Il y a en effet un avant, et un après Baudelaire. Méconnu,  marginalisé, maudit, Charles Baudelaire reste celui dont Hugo disait qu'il avait montré à la poésie des chemins nouveaux. 

Aujourd'hui, 31 août 2015, retrouvons-le dans l'invisible lumière de ce pantoun fabuleux, Harmonie du soir, qui s'est à jamais incrusté dans nos âmes.

 

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir;
Valse mélancolique et langoureux vertige!

 

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige;
Valse mélancolique et langoureux vertige!

Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

 

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

 

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige!
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige..

Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir!

 

La Cenerentola chez les Bretons

5 juin 2015

 

L'histoire de Cendrillon a bercé notre enfance ... Ce soir, c'était l'orchestre de Bretagne sous la direction de Darrell Ang, une troupe emmenée par José Maria lo Monaco, et les couleurs, la gaieté, l'humour de Rossini qui emportèrent les coeurs. 

Il y avait le public du dedans, mais aussi celui du dehors, fervent, silencieux, conquis. On aime cette histoire d'une jeune fille maltraitée à qui le bonheur sourit un jour de bal, un jour de petite pantoufle de vair et de prince charmant. Dans cette oeuvre, c'est la bonté qui triomphe, puisque Cendrillon, au moment de devenir reine, pardonne à ses soeurs et à son beau-père de l'avoir si cruellement traitée. Presque 20 ans après la Révolution française, c'est aussi le mérite qui est à l'honneur, tandis que s'amorcent des temps nouveaux qui veulent en finir avec l'Ancien Régime et ses privilèges. 

Quand à l'issue de la réprésentation, toute la troupe se montre au balcon de l'Opéra pour saluer les 6000 personnes qui sont là, debout, et n'en finissent pas de s'émerveiller, se joue quelque chose de magique, cette osmose entre ce peuple qui applaudit sous les fenêtres illuminées, et ceux qui ont donné du rêve à pleines brassées. Moment d'exception où l'Art fait surgir la fraternité ...

Pas pleurer !

20 mai 2015

 Lydie Salvayre, dernière lauréate du Prix Goncourt,sera l'invitée de l'Encre Malouine à La Grande Passerelle, nouvelle silhouette emblématique de la cité corsaire. La rencontre se déroulera dans le grand auditorium, elle sera suivie d'une séance de dédicaces.

Lydie Salvayre est l'auteur de Pas pleurer, roman  où s'entrelacent deux voix, celle de Bernanos, témoin de la guerre civile espagnole, et celle de Montsé, sa propre mère qui, soixante-quinze ans après les événements, se souvient ...

Deux voix, deux visions, portées par un art romanesque à son sommet, qui mêlent l'horreur de la guerre civile espagnole, où l'Eglise apporta son soutien aux Franquistes, et cet été 36 radieux où Montsé, nonagénaire aujourd'hui, se souvient des émois radieux de l'adolescence. dans son petit village de Catalogne.

Vous en saurez davantage le 20 mai, où nous accueillerons à 17h Lydie Salvayre pour une rencontre pleine d'émotions. Venez partager ce moment de littérature autour d'un des grands textes de l'année 2014.

Un dîner sur réservation aura lieu en compagnie de l'auteur. 

L'ancre est jetée à La Grande Passerelle

23 janvier 2015

L'Encre Malouine accoste au Quatrième Lieu de la nouvelle Médiathèque, et c'est avec une joie profonde que nous vous l'annonçons. Désormais, nos manifestations ont un espace, que nous avons inauguré le 8 janvier 2015 par une conférence de Jean-Luc Legros autour des écrivains et poètes du Mont-Saint-Michel. Vous étiez nombreux à l'écouter, malgré le froid et les tâtonnements nécessaires des premières fois. Nous nous retrouverons le 12 février autour du photographe Charles Montécot. Pour en savoir davantage, RV en page d'accueil.  

Ce que dit Boualem

S'il est une voix à entendre aujourd'hui, c'est celle de Boualem Sansal, remarquable d'intelligence et d'humanité. Dans ce monde perdu où les hommes et les dieux dansent un infernal sabbat, elle cherche inexorablement la lumière. 

 

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