Robert Surcouf et Alain Roman : le face à face de la vérité

Alain Roman ne se définit pas comme un écrivain. Il se dit chercheur, et sans pour autant refuser l'anecdote dont l'Histoire est riche, sans ôter ce plaisir aux lecteurs, friands de la petite histoire qui sommeille sous la grande...
Alain Roman ne se définit pas comme un écrivain. Il se dit chercheur, et sans pour autant refuser l'anecdote dont l'Histoire est riche, sans ôter ce plaisir aux lecteurs, friands de la petite histoire qui sommeille sous la grande, il aime présenter la vérité des faits. Auteur d'une dizaine de textes, il publie en 2006 La saga des Surcouf, Mythes et Réalités, primé par l'Académie de Marine, trois générations de capitaines et d'armateurs d'une puissante famille malouine dont il retrace le vécu sans concession à la légende. Un an plus tard, il publiera Robert Surcouf et ses frères, lui aussi primé, histoire d'un corsaire d'exception que ses fabuleux exploits, de la prise du Triton en 1795 à celle du Kent en 1800, élevèrent au rang de mythe. Alain roman nous raconte cette vie extraordinaire, qu'il ne présente pas forcément comme la meilleure biographie, mais dont il revendique l'exactitude et l'exhaustivité. C'est passionnant d'écouter cet historien auquel n'échappe pas le détail, et qui s'en tient modestement aux faits. Dans la pièce hantée de livres où je l'accueillais, le passé a soudain déferlé, l'espace s'est empli d'hommes et de lieux, et toute l'histoire de cette ville dont on apercevait les remparts au loin a surgi, prestigieuse et familière à la fois. Des millions de touristes, sur l'esplanade des remparts, contempleront encore le doigt éternel de Surcouf pointé vers l'angleterre, Surcouf que le talent d'Alain Roman nous restitue vivant.